23 janvier, 2009

La vie en cadeau

Ce matin, comme à tous les matins, je vous ai rendue visite. J’ai lu votre plus récent billet.

Les mots qu’écrivent nos cybercopines nous font, tour à tour sourire, rire, réfléchir et nous émeuvent aussi.

Il y en a que je fréquente depuis un bout de temps. Au fil du temps, se tisse entre nous une certaine camaraderie et même une sorte de solidarité par temps plus difficile.

Mais je dois dire que le billet qu’a écrit Milou ce matin m’a vraiment touché.

Elle cause de femmes-mères qui, d’en certains cas en demandent peut-être trop, trop à leur ex-conjoint, trop à la vie et peut-être pas assez à elle-même. J’espère Milou que j’exprime bien ici tes propos!

Elle relate, entre autre, le cas d’une mère qui a choisi l’avortement après avoir appris qu’elle portait un enfant avec un bec de lièvre. À la lecture de ces lignes, mon cœur s’est arrêté. Comment une femme peut-elle être si déconnectée de la vie, si insensible au petit être qu’elle porte et surtout si centrée sur elle-même?

Quel égoïsme.

Avait-elle peur que cet enfant vienne briser l’équilibre du monde parfait dans lequel elle se fait croire qu’elle vit?

OK. Je respire. Je sais que j’y vais fort.

Mais je ne peux réagir autrement, je parle d’expérience. Grincheux est né avec un bec de lièvre et Proffe avec une malformation cardiaque majeure. Ces enfants, même dans mon ventre, n’avaient pas moins de valeur à mes yeux, et à ceux de ma famille, qu’un petit poupon avec tous ces morceaux à la bonne place.

Compagnon et moi avons retroussé nos manches et accompagné, soutenu, porté nos deux enfants tout au long des étapes, des efforts, des douleurs qu’ils, que nous, avons ressentis. Mais nous étions et sommes encore là pour partager aussi les victoires.

La vie nous a peut-être lancé deux grands défis, mais par le fait même, elle nous a permit de gagner la plus grande victoire qu’il soit aussi : nous avons gagné contre la mort. Nous avons gagné la vie. La vie pour deux petits êtres formidables, qui par leur parcours, nous ont donné la chance de nous sentir invincibles.

Merci les cocos. Vous êtes une source d’inspiration et de force.

3 commentaires:

Milou a dit...

Il était tard hier quand j'ai écris rapidement ce billet...
Je songeais à une connaissance, qui venait de me parler de sa fausse couche...

Et je pensais aussi à ce bébé, qui avait PEUT-ËTRE un bec de lièvre... Selon ce que j'en sais, ça se corrige assez aisément non? Et ce n'est pas mortel anyways... Cela ne demande pas non plus de songer à chambouler tout l'avenir des parents, qui pourraient avoir peur de ne pas y parvenir, dans le cas d'un bébé lourdement handicapé par exemple...
Je n'ai jamais été dans une situation qui me demandait de choisir de garder ou pas mon enfant. Je ne me peux juger dans les cas de risques graves pour la santé de la mère ou l'enfant. Mais jusqu'ou ça peut aller? Songerons-nous à refuser la vie à un bébé qui aura les oreilles décollées? Dans l'article, le médecin de cette femme a refusé de pratiquer l'avortement. N'empêche que facilement, la "'mère" a pu se tourner vers une autre clinique...
Je suis triste pour ce bébé. En même temps, je me dis qu'avec une mère si... euh... exigeante??? Il aurait été triste de ne pas se faire aimer... En tout cas, je ne suis aucunement objective.

Et pour l'ex conjointe du riche ben... Qu'elle se ridiculise ok. Mais j'ai bien peur que dans quelques temps, quand une femme "ordinaire" voudra faire valoir ses droits, on la compare à cette riche là. Et qu'on mette toutes les mono dans le même panier...

En tout cas... À te lire, à lire d'autres super mamans, on voit au moins que la majorité n'est pas comme elles. L'Amour existe encore, le don de soi aussi.

Bisous à tes trésors et à toi!

La Mère Michèle a dit...

en plus ce devait être un avortement assez tardif...

c'est DÉGUEULASSE...

Vraiment, dans quel monde nous vivons :(((

Mi-trentaine a dit...

En effet, ce type d'anomalies se détectent à l'écographie de 19 semaines.. donc comme tu le dit Mère Michèle, il s'agit ici d'un avortement très tardif.