28 novembre, 2008

Grincheux se questionne sur ses ancêtres

Grincheux : Papa, c’est qui mes ancêtres?

Papa : Et bien, ce sont tes grands-parents, les parents de tes grands-parents et ainsi de suite.

Grincheux : Ha, comme dans la chanson de Mes Aïeux?

Papa : C’est exactement ça!!!

….Grincheux à nouveau : Pis Jésus lui, c’est qui ses ancêtres?

Tiens, voilà une très bonne question à poser à ton prof d’éthique et culture des religions, me suis-je dit!

Voyant que Compagnon était un peu pris au dépourvu, je me suis rabattue sur la vérité pour nous sortir de là!

Maman : Et bien, c’était son papa, Joseph et sa maman Marie.

Voilà, je jette un coup d’œil rapide à Compagnon, coup d’œil qui voulait dire : ok. Je pense qu’on est sauf!

Mais c’était sous-estimer le pouvoir de raisonnement et le besoin de faire du sens d’un enfant de 8 ans!

Et Grincheux de rajouter : Marie-Josée?
Que dire de plus?

26 novembre, 2008

Des mots qui frappent

Je viens de terminer la lecture du dernier billet de Marie wannabe Md. Elle nous y raconte une discussion qu’elle a eut avec son superviseur : comment annonce t-on à une famille une très mauvaise nouvelle. Doit-on aller droit au but? S’en tenir au fait? Embellir la vérité, est-ce un manque d’éthique?

Ce billet m’a grandement touché. Il est venu réveiller en moi des émotions qui pour la plupart du temps se font discrètes mais qui parfois, dans des moments comme ceux-là, reprennent toute l’ampleur qu’elles ont déjà eut.

Je m’explique.

Une semaine avant la naissance de Proffe, mon docteur avait suggéré de faire une dernier écographie afin d’évaluer le poids de cette petite poulette à venir. C’était donc heureux et choyés que Compagnon et moi nous nous rendions à l’écographie. Quelle chance nous avions de pouvoir voir la binette de notre petite quelques jours avant sa naissance!

Et c’est là que la nouvelle nous est tombée dessus.

Votre enfant a une grave malformation cardiaque.

Ce fut le début de l’onde de choc.

Lorsque l’on t’annonce une pareille chose, les mots qui précédent ou qui suivent le malheur annoncé ne compte pour rien. Ils deviennent inexistants. Ils n’ont aucun effet sur notre état.
Écrasé au début, nous devenons, petit à petit engourdi, incapable de nous relever. Ces mots, nous jettent à terre et il n’y a que le temps qui nous peut nous aider à nous relever.

On se relève peut-être mais l’empreinte de ces mots restent, j’en ai bien peur, pour bien longtemps.

25 novembre, 2008

Chez Jules

Cela fait déjà un petit moment que je suis tombée sous le charme des capsules vidéos Chez Jules.


Si vous ne connaissez pas déjà, allez y vite faire un tour. Si vous êtes comme moi, vous deviendrez accros à ces capsules hebdomadaires où se côtoient Janine Sutto, Maude Guérin, Anne Dorval, Catherine de Léan et Jessica Barker.

C'est chaud, c'est fluo, c'est parfois surréaliste, mais ça part toujours d'un fond de vérité.

Et pour vous tentez un peu, voici un extrait de la capsule la plus récente "F*** la critique"


Vous m'en donnerez des nouvelles!


24 novembre, 2008

Un morceau de fardoche!

Il y a chez nous un petit garçon qui aime BEAUCOUP les tracteurs!

Et quelle chance pour lui! Il y a quelques jours, ce petit bonhomme est tombé sur l’extrait de Passe-Partout où l’on nous présente la ferme de Fardoche. Et chez Fardoche… il y a bien sûr… un tracteur rouge!

Et bien depuis, Joyeux semble obnubilé par cet extrait. Il le réécoute en boucle.

…Poussent poussent poussent les bons bons légumes…..

Si bien qu’il sait maintenant ce qu’il demandera au Père noël .

….Miam miam miam, j’ai hâte d’en manger…

Un morceau de Fardoche!!!

Oui, vous avez bien lu : un morceau de Fardoche! Reste à préciser lequel! La moustache, la chemise à carreaux, le tracteur?

… à suivre!

18 novembre, 2008

Quessé ça donne?

Il y a des jours où, je laisserais tout cela là, que je paquetterais mes p’tits et mes claques comme on dit, pis que je déménagerais en campagne. Là, je ferais pousser des beaux et bons légumes, j’aurais des chèvres, des lapins et un âne.



J’entends Meilleure Amie : ha non, pas encore!

Et ben oui! Des fois, y’en a marre!

Y’en a marre de me donner à fond au travail pour en retirer quoi? Une certaine appréciation professionnelle de la part de ma superviseure? La pression constante de devoir faire mes preuves? Toujours être à recherche de nouveaux défis, d’une façon de se surpasser?

Et pourquoi? Quessé ça donne tout ça? Je vous le demande?

13 novembre, 2008

Recherché: petit tracteur rouge



Aux petites heures du matin -où était-ce encore la nuit? – une petite voix venue du bout du corridor m’appelait en douceur:

Maman, maman, maman.

Pas très heureuse de devoir me lever en pleine nuit - soyons honnête quand même! - je me suis tout de même dirigée vers l’âme en détresse qui me réclamait.


Sur le seuil de sa porte, tenant dans une main sa doudou, sa vache et dans l’autre son éléphant et son canard, Joyeux, les yeux mi-ouverts, me dit d’une voix endormie :

Maman, yé où mon tracteur ouge? Moi y trouve pas mon tracteur ouge!

Mon premier réflexe fut :

Mais mon chéri, entre toi et moi, on s’en fout un peu du tracteur rouge à cette heure de la nuit.

Puis, je me suis rappelée une entrevue de Bruno Blanchet , entendue récemment à Radio-Canada, où il tentait d’expliquer le vide qu’un parent ressent et vit lorsque son enfant quitte la maison. Entre autre, c’est ce qui l’aurait poussé à tout quitter ici pour voyager autour du monde.

Et je me suis ravisée!

J’ai regardé mon petit et je me suis dit : bondieu qu’ils peuvent être mignons et adorables nos petits… même à 2heures du matin!

Et le tracteur rouge, vous vous demandez?

Et bien il était introuvable... à 2 heures du matin! Disparu mystérieusement de sur le dessus de la commode.

Ce n’est qu’au matin - le vrai matin soit à 6 heures! - que nous l’avons retrouvé !

Il était dans la salle de bain, tout juste à côté de la brosse à dent de Joyeux!

10 novembre, 2008

Médecin, concours et lavettes!

Je n’ai peut-être pas de médecin de famille, mais combien peuvent se vanter d’avoir des lavettes tricotées à la main par une médecin?

Afin de souligner le 3ième anniversaire de son excellent et très divertissant blogue, Marie wannabe MD a effectué un tirage.

Le prix? Des lavettes tricotées à la main par Marie. Cela allait de soit, Marie étant accro au tricot.

Si je vous parle de cela aujourd’hui, ce n’est pas pour me vanter d’avoir gagner (!) mais plutôt pour vous faire découvrir ce blogue, si ce n’est déjà fait, d’une médecin en devenir.

Si le style vous plaît, ne maquez pas son explication, dessins à l’appui, du fameux toucher r*****, examen qui donne la chair de poule aux hommes. Hilarant!

Bonne découverte!

06 novembre, 2008

Bravo ma poulette. Comme tu es belle.

En tant que parent, un de nos rôles premiers, est d’accompagner notre enfant dans son développement.

Pendant plusieurs années, nous travaillons ardemment afin qu’il acquière son autonomie.

Que ce soit lorsque, encore tout-petit, il s’agrippe à nos doigts dans l’espoir de faire ses premiers pas seul.

Que ce soit lorsque assis ensemble, devant un livre, on l’encourage à répéter le nom des animaux.
VA - CHE
CHE – VAL
POU- LE

Quand arrive la première année, on l’accompagne dans son apprentissage de la lecture.
Ma Me Mi Mo Mu

Puis, un jour, alors que nous sommes occupés à faire autre chose, la vaisselle, plier le linge, organiser notre journée du lendemain, un bruit nous parvient du salon.

Avec empressement, on s’y rend et on découvre qu’il est capable de ceci:

video

Et pourtant… Je ne sais n’y jouer d’un instrument ni lire la musique. Et pourtant…

Mon enfant en est capable, seule sans mon aide.

Je la regarde et je suis émue de la voir faire quelque chose que moi je ne sois pas capable.

Ce doit être ça être fier de son enfant.

Bravo ma poulette. Comme tu es belle.

05 novembre, 2008

être pro-active ou avoir du culot?

Quand tu te présentes dans le bureau de ta patronne afin de lui présenter la description de tâches du poste que tu souhaiterais occuper dans l’organisation (poste qui n’existe pas mais qui correspond à tes ambitions) est-ce être pro-active ou avoir du culot?

Il a gagné ses épaulettes!

Les résultats des élections américaines se font sentir jusque chez nous. Ce matin, dans le bus, on sentait les gens plus légers.

Au travail, les collègues se sont rassembler dans la cuisine, discutant avec enthousiasme, de la victoire de Barack. On sourit, on rit et on se donne une tape sur l’épaule.

Ce ne sont pas que les démocrates qui ont gagné leurs élections, mais plutôt la planète entière qui a gagné!

04 novembre, 2008

Parce que parfois, il faut le voir pour le croire!

Recevez-vous à la maison un journal local?

Du genre La Revue?

Et bien, là où nous habitons, nous avons la chance d’en recevoir quelques-uns uns à chaque semaine. Et chaque fois, je me fais un devoir d’en lire un en particulier.

Ha…Je pourrais dire que cela me permet de me tenir au courant des actualités locales, mais en fait, la vraie raison est tout autre!

C’est qu’il y a un « journaliste » au style assez divertissant qui écrit dans ce journal. Disons, que son écriture est imagée et ma foi, pas toujours politically correct!

Ce qui fait que parfois ses histoires peuvent être assez bidonnantes même si au départ, le gars avait les meilleures intentions au monde.

Chaque fois que ce journal arrive, Meilleure Amie et moi nous nous pressons de lire sa chronique. Puis, on se téléphone pour partager les meilleurs bouts.

En cette journée où l’actualité revêt une importance majeure avec les élections américaines, j’ai pensé partager avec vous, un autre type d’actualité, soit l’actualité locale à son meilleure!

Voici donc, pour vous, quelques extraits du dernier papier en question :

Les secrets de mon métier – Éboueur

-On les considère marginaux et sales, on perd patience quand leur camion nous empêche de passer, on leur impose n’importe quelle sorte de déchets, on pense qu’ils gagnent des salaires de fou…

-…Les éboueurs n’ont pas nécessairement une vie d’ange (quand je disais qu’il faisait dans l’imagé!)…

-À ses côtés, Ti-Pat, du haut de se 25 ans, boit déjà. Pas de l’alcool, du café, du jus, des suppléments énergétiques, ect (Hum… faudrait faire attention à la syntaxe!) Pas question d’être déshydraté! En cinq heures, le sympathique gaillard boira trois litres et brûlera 1000 calories. De quoi faire rougir n’importe quel athlète ! Car Ti-Pat ne chôme pas…

-Il avoue que sa besogne le rend heureux, car il n’a pas besoin de beaucoup de scolarité et qu’il fait de l’exercice en masse!

-Il est 6h30 du matin et nous roulons sur l’autoroute 50, café à la main. Si ça brasse dans un autobus scolaire, dans un camion à vidange ça saute! Alors oubliez le café. (heu… buvez-vous un café ou non?) …Nos conversations sautent du coq à l’âne (jeu de mots je crois!).

-… L’ingrat boulot d’un éboueur n’est pas celui d’un pousseux de crayon (comme je disais…politically correct…)! Noble, bourré de volonté, souriant, ironique, éclairé (tiens des qualitatifs à ajouter à son cv!), l’éboueur n’a peut-être pas une vie d’ange à nos yeux (hum… nous cache t-on quelque chose au sujet des éboueurs?!), mais lui sait que son travail nous rend heureux.

Vous voyez le genre maintenant? Est-ce que cela vous donnera envie de jeter un coup d’œil à votre journal local lorsqu’il atterrira sur votre perron? Vous devriez! Qui sait les découvertes que vous y ferrez!

Comme la version web de cet article est accompagnée d’une vidéo de « Ti-Pat le Loader – gars en arrière du truck Bertrand » (sic) et de « Mario Le Driver Fortin » (sic), j’ai pensé vous laisser le lien :

http://www.info07.com/article-266313-Si-on-disparait-une-mechante-gang-va-chialer-Mario-Fortin-eboueur.html

Parce que parfois, il faut le voir pour le croire!

03 novembre, 2008

Pousse, pousse ton pied dans ta botte! - suite par La Mère Michèle

Mère Michèle a soulevé un bon point suite à Pousse, pousse ton pied dans ta botte: le calvaire ne se termine pas à 8 ans! Et non! C'était sous-estimé qu'à l'adolescence ont devient, au grand désespoir de ses parents, comme tsé veut dire, tolérant au froid!

Je reprends donc ici, le billet posté chez La Mère Michèle au sujet des ados et de l'hiver. Bonne lecture!

Adolescence devrait être une science - ou la complainte d'une mère dépassée par l'un des grands mystères de la vie

Une science ou une technologie, avec son mode d'emploi, ses notices, ses compendiums, ses dictionnaires spécialisés.

Nous serions ainsi mieux équipés pour faire face à toutes les manifestations, mener à bien chaque expérience!

Suite à la complainte de Mi-trentaine avec "pousse, pousse ton pied dans la botte", je me suis faite cette réflexion.

Car logiquement, à force de répéter tous ces processus, un conditionnement quelconque aurait dû s'installer au fil des ans. Mystère à explorer, frontières à repousser, phénomène à étudier: il se trouve que c'est l'inverse! Au fil des anniversaires, les enfants désapprennent à s'habiller.

Si l'on reprend à la fin du billet pousse-pousse, on constate que l'enfant d'environ 8 ans enfile ses mitaines avant d'attacher son manteau, ce qui est le début des manifestations problématiques. L'étape suivante: mettre les mitaines dans sa poche au lieu de les mettre dans ses menottes. Et, en douce, retirer le bandeau ou la tuque pour les camoufler également dans les poches, devenues ventrues. Et ça c'est quand il ne clame pas tout bonnement avoir perdu ses choses, ce qui le sert encore mieux.

Apparaît ensuite progressivement le déni chez l'enfant, preuve ultime de son évolution vers la pré-adolescence: "y fait même po frette man!" Phrase meurtrière au coeur de la mère qui sait que son combat vient véritablement de commencer.

En effet, à mesure que l'enfant s'approche de l'état d'a-d-o, il prend de l'assurance. Un bon matin vous le voyez partir en douce avec le manteau ouvert, sans protection au cou. Dans un effort désespéré vous lui criez de revenir, mais l'univers conspire alors contre vous en sa faveur: le bus va bientôt passer !!! Puis c'est le tour des souliers qui viennent subrepticement remplacer les bottes, même par grands froids. C'est en apercevant avec stupéfaction les bottes d'hiver laissées pour mortes dans un coin sombre de l'entrée que la révélation vous frappe. Il ou elle se promène quelque part les pieds froids ou mouillés. De plus, il ou elle trouve son manteau d'hiver tout à fait horrible et menace constamment de l'oublier comme par hasard afin de le perdre à tout jamais, délivré croît-il naïvement, de l'obligation de se vêtir chaudement.

Vous punissez, vous menacez, vous envisagez de vous transformer en "bouncer" le matin, dans le cadre de porte. Rien y fera. Tout est désappris. Tous vos efforts concentrés avec amour et persévérance sur l'acte de s'habiller convenablement!

Vous repensez alors aux sueurs que vous aviez alors que vous vous acharniez sur votre bambin de deux ans (pousse, pousse, ton pied est-il au fond?). Vous vous rappelez la patience dont vous deviez faire preuve alors que votre jeune prenait un quart d'heure pour se vêtir, à la maternelle. Vous aviez cru alors travailler dans le bon sens. Vous aviez cru comprendre, être dans le coup, vous aviez même envisagé de gagner cette bataille de l'autonomie.

Je ne suis pas là pour vous décourager.
Mais non, ça ne passera pas!
Vous ne serez jamais moralement libérés avant que votre petit trésors ait atteint l'age de se marier sans votre consentement.
Il faut vous y faire tout de suite, surtout si vos enfants sont encore jeunes.
Autrement, la désillusion sera plus que cruelle.
Et vous ne pouvez abandonner. Il y va de votre devoir, de toute façon.

Il me reste l'hypnose sur adolescente têtue. Vous croyez que ça pourrait fonctionner?