20 mars, 2008

Bilan

L’heure est au bilan. Cela fait 3 mois que je suis dans mon nouveau poste. Vous vous souviendrez qu’au début, je trouvais cela assez difficile. Je m’ennuyais beaucoup de mon travail au musée : le contact avec les élèves et les enseignants, les collègues devenue comme une seconde famille, la création, la science et Meilleure amie!

L’idée de devoir rester assise toute une journée dans un cubicule, à envoyer et recevoir des tonnes de courriels, me déprimaient fortement. Mais comme vous le voyez, ces phrases sont au passé.

Depuis, j’ai également eu l’opportunité de voyager à plusieurs reprises : Victoria, les prairies, Montréal. Et d’autres voyages sont prévus : Jasper, Québec, Terre-Neuve.

Mais, Mis à part la découverte de nouveaux lieux, c’est surtout les nombreuses rencontres que j’ai faites qui m’enrichissent le plus. Durant ces rencontres, j’ai fais la connaissance de gens au quotidien fort différent du mien.

J’ai rencontré de jeunes adultes vivant sur la côte-ouest, petite maison au bord de l’océan, un adolescent inuit leader de sa communauté, des mères de famille des prairies dont les jeunes fils savent déjà tirer de la carabine et qui participent au tatouage du bétail, des haut-placés de l’Agence qui discutait avec moi d’égal à égal, autour d’une bière… et la liste ne s’arrête pas là.

On me donne également la <> de travailler sur des projets où mes idées, mes connaissances, mes initiatives et mon leadership sont appréciés et surtout permit!


Finalement, je crois que les 12 mois qu’il me reste à faire ici seront loin d’être aussi pénible que ce que j’avais envisagé!

J’envisage même qu’il me faudra une période de réadaptation lors de mon retour au musée!

19 mars, 2008

Voilà, je le dis, j’en ai trop. Trop à faire, trop à penser, trop à ne pas oublier.

Et c’est de ma faute. Je l’assume entièrement.

Il faut dire qu’à l’habitude, je m’accommode très bien de ce trop plein. Je suis comme ça, c’est dans ma nature.

J’aime prendre part à plusieurs projets à la fois. J’aime devoir m’occuper et aimer trois jeunes enfants, j’aime travailler et étudier en même temps.

Tout ça, pour moi, c’est le signe que ma vie va bien. Quelle est trépidante et vécue à fond ! Je refuse à m’obliger de faire des choix déchirants : la carrière ou la famille? Sur le plan professionnel tout miser sur le travail rémunéré ou profiter aussi d’opportunités géniales via le bénévolat?

Je suis à l’opposée de la poule qui met tous ses œufs dans le même panier. Je suis plutôt une poule qui ignore le nombre d’œufs qu’elle a et qui a grand plaisir à les décimer au gré des paniers qui se présente sur son chemin.

Ces jours-ci je suis donc à bout de souffle. Entre préparer les enfants le matin, essayer d’accomplir le maximum de tâches au travail, rentrer à toute vitesse, surtout ne pas arriver en retard à la garderie, faire le souper, les devoirs, le bain, coucher les enfants pour ensuite consacrer quelques minutes au projet pour lequel je suis bénévole, je m’y perds. Je me sens prise dans un tourbillon dont l’inertie initiale quintuple à chaque jour.

Sentir que les choses sont à nouveau sous contrôle. Voilà ma quête des prochains jours.

17 mars, 2008

Les terribles deux ans - 1er épisode

Ce matin, nous y avons goûté grandement. Joyeux, ce petit être adorable de deux ans et quelques poussières, nous a fait une crise (est-ce qu’on peut encore appeler ça une crise quand ça dure quasi une heure?) digne des Terribles deux ans.

Cela a commencé dès son réveil.

Mettre le chandail : 2 minutes. L’enfant refusait totalement de mettre son chandail. Coopération nulle de sa part. Une fois le chandail enfilé, ce dernier lui piquait subitement la peau.

Enfiler le pantalon : 3 minutes. Une fois debout, l’enfant se jette par terre. Une fois immobilisé, il manœuvre pour se retourner et se relever. Aussitôt une patte rentrée, l’autre ressort. Imaginez la gymnastique que j’ai du faire pour fermer le bouton-pression!

Suite à cela, du à une baisse d’énergie j’imagine, Joyeux s’est calmé. Il a même déjeuné dans la bonne humeur! Compagnon et moi croyions que la tempête était passée. Mais non, nous avions sous-estimé la bête!

Comme à tous les matins, j’ai offert aux enfants leurs vitamines. Je ne sais quel a été l’élément déclencheur mais voilà Joyeux qui pette une coche à nouveau.

Il ne voulait rien savoir de mettre sa vitamine dans sa bouche. Il s’obstinait à la garder au creux de sa main. Vous voyez le dégât?

J’ai alors pris une bonne respiration et je me suis rappelée les techniques utilisées avec Proffe et Grincheux alors qu’ils traversaient la même phase (c’est drôle comme on oublie d’une fois à l’autre!). Par exemple user de cette astuce : offrir deux choix à l’enfant, le forçant ainsi à passer à l’action.

Maman, d’un ton calme : Joyeux, la vitamine ça va dans ta bouche et non dans ta main.

Joyeux, d’un ton très affirmé : NON. Main à moi.

Maman, à nouveau; Non, c’est dans ta bouche que tu dois la mettre. Allez, qui met la vitamine dans ta bouche? Maman ou toi?

Joyeux, décidé plus que jamais à ne pas mettre la vitamine dans sa bouche : NON. Itamine à moi.

Maman, voyant les précieuses minutes du matin s’écoulées : Non Joyeux. Tu la mets dans ta bouche ou on la range.

Joyeux, immuable : Non. ITAMINE À MOI.

J’ai donc pris la vitamine et je l’ai rangée dans le pot. Ho. Ho Ho! Les larmes et la guédille se sont mises à couler à flot!

L’enfant, devant un parent exténué a fini par abdiquer et croquer sa fichu de vitamine. J’ai alors crié victoire et me suis dit que j’avais encore le tour avec les petits monstres de 2 ans!

Quand je disais que j’ai peine à croire que l’on puisse oublier momentanément, d’un enfant à l’autre, comment ils sont aux différentes étapes de leurs développements et comment on doit réagir, j’avais aussi oublié que la tempête se termine rarement aussi rapidement!

J’avais cru à la victoire trop rapidement. Et oui, l’enfant n’était toujours pas dans son habit de neige!!!

15 mars, 2008

Les enfants sont rusés!

Les enfants sont rusés. Nous le savons tous. Et si vous êtes parents, vous êtes sûrement témoins de leurs petits stratèges plusieurs fois par jour.


Et bien, ce soir, alors que nous avions couché les enfants, Proffe a cru bon nous tendre un dernier piège. Compagnon n’a rien vu, mais moi OUI! Et j’en suis fière car je ne suis pas tombée dans le panneau.

Les livres étaient rangés, les bisous donnés et reçus, les couvertures tirées et les lumières éteintes.

Ouf! Compagnon et moi pouvions relaxer un peu. Mais non! Mais non! Mais non! Car comme dit le dicton : It ain’t over t’il the fat lady signs!.

Qui arrive dans notre chambre, d’un pas léger, les yeux à peine agacés par la lumière? Je vous le donne dans le mille : Proffe.

Elle s’approche de son papa chéri et, affichée de son plus beau sourire, elle lui dit: Papa, je t’aime. Puis elle enlace son père. On a eu une belle journée hein aujourd’hui?

Papa, attendri par sa petite qui a quitté la chaleur de son lit pour venir lui faire un ixième baiser ne voit rien et tombe dans le piège. Oui ma belle, moi aussi je t’aime beaucoup et merci pour la belle journée.

Et vous, vous le voyez le piège?

Cet enfant a très bien compris que ce n’est pas la première impression qui compte mais bien la dernière qu’elle laisse à la fin d’une journée. Elle sait que c’est sur cette base, ce capital sympathique qu’elle repartira demain. Et non sur l’accumulation de ses petites bêtises de la journée!

14 mars, 2008

To be or not to be

J'aime être un témoin passif de discussions qu'ont mes enfants entre eux.

Cela m'en dit long sur leurs valeurs, leurs différences, leur personnalité et surtout leurs perceptions des choses.


Voici donc une autre discussion tenue par Proffe (4ans) et Grincheux (7ans) et qui s'est rendue jusqu'à mes oreilles:

Proffe: Je pense que quand je serai adulte, je vais des fois conduire des autobus. Ben je vais voir le matin si ça me tente ou pas.

Grincheux: Ben tu peux pas être chauffeur d'autobus.

Proffe: Ben oui je peux.

Grincheux: Ben non, il faut que tu achètes ton autobus pour être chauffeur d'autobus. Pis ça, ça coûte beaucoup de sous.

Proffe: Ben pourquoi tu penses que les gens donnent des sous pour prendre l'autobus? Hen? C'est pour payer l'autobus du chauffeur.

Non mais, pourquoi se compliquer la vie quand les choses peuvent être si simple!

13 mars, 2008

Un cadeau pour moi

Je pensais me faire un cadeau. Un tout petit. Rien d'important. Mais quelque chose dont j'aurais l'usage exclusif.

Une crème? Un massage? Un chandail? Un bijou? Du chocolat?

Non, pas du tout.

Un mégaphone. Oui. Un mégaphone!!!

Un mégaphone me rendrait la tâche beaucoup plus facile et par le fait même, ferait de moi une mère beaucoup plus efficace et productive.

En voici un exemple sans mégaphone puis avec un mégaphone :

Évidemment, cette méthode n'a pas été testée sur aucun enfant (du moins pas sur les miens!) (du moins pas encore!)

Sans mégaphone:

Maman, de sa voix douce et aimante habituelle: Grincheux, pourrais-tu mettre ton pantalon de neige SVP, c'est l'heure de partir.

Maman à nouveau: Grincheux, pourrais-tu mettre ton pantalon de neige, c'est l'heure de partir.

Maman, d'une voix moins douce et aimante: Grincheux, mets ton pantalon, on part. Papa va être en retard au travail.

Avec mégaphone:

Maman: Grincheux... super, tu as déjà mit ton pantalon de neige. Merci!

Wow! Imaginez... l'économie de temps et la bonne humeur qui règnerait dans la maison!

12 mars, 2008

L'héroïne que je suis!

Quand je me lève le matin, je me sens parfois comme dans un film de suspense. Ou bien, l’héroïne d’un livre dont vous êtes le héros mais dont je ne suis pas celle qui décide quelle porte sera ouverte!

Je connais très bien le début de l’histoire : je me réveille, me douche et m’habille. C’est la suite qui est plutôt imprévisible!

Généralement, cette suite est décidée par les trois petits monstres. L’héroïne que je suis devra t’elle user de stratèges inconnus à ce jour afin de sortir du lit Grincheux à 20 minutes du départ pour l’école?

Devra t’elle trouver des mots assez convainquant pour faire comprendre à Joyeux qu’il ne peut pas porter son chandail de baleine ENCORE aujourd’hui car les taches de spaghettis, de compote et de miel sont vraiment trop évidentes?

Ou encore, devra t’elle trouver une façon de ramener le calme à table alors que Proffe montre à Joyeux à faire des grimaces, pendant que Grincheux se tape sur la tête pour faire rire Joyeux et que Proffe pleure car le chien vient de lui voler son croissant?

Et cela continue ainsi jusqu’à ce que Joyeux et Proffe soient finalement attachés dans leur siège d’auato, en route pour la garderie.

Suite à cela, je connais assez bien le déroulement de l’histoire : prendre le bus, arriver au boulot…..