Ce matin, en arrivant à la garderie, l’éducatrice sans mauvaises intentions rappelle à Joyeux de dire « Merci » à maman.
Je venais tout juste de donner à Joyeux une carte qu’il avait échappée.
Joyeux n’a pas répondu et je n’ai pas insisté.
À quoi je veux en venir, vous demandez-vous?
Je n’aime pas que des étrangers, des voisins, des parents de petits copains, se chargent de discipliner mes enfants, de les rappeler à la politesse lorsque que je suis là.
Ok, dans le cas de l’éducatrice, ce n’était pas grave du tout. Elle a la responsabilité des enfants toute la journée et les enfants fonctionnent selon les règles de vie qu’elle a établit.
Mais lorsqu’il s’agit d’adultes qui n’ont aucune autorité sur mes enfants, alors là, je trouve ça inacceptable. Car, si je suis là, et que je juge que mon enfant à manqué de politesse, je lui ferai savoir. Et souvent, ces mêmes gens qui reprennent tes enfants, sont les premiers à faire la même chose qu’ils ont reprochée à l’enfant.
Des exemples?
Rencontre de famille, il y a des tantes, des oncles, des cousins et des cousines et plein de petits qui s’amusent. Un de tes petits s’approchent de toi, les joues rouges, les yeux brillants, le souffle court, tant il s’amuse et te demande un verre de jus.
Tu dis pas : s’il te plaît à maman? – D’ajouter une tante
Deux secondes plus tard, cette même adulte se tourne et demande quelque chose sans elle-même ajouter « le mot magique » comme certains l’appelle.
Un autre exemple?
Une voisine qui fait toute une leçon à Proffe car elle ne porte pas son casque alors qu’elle fait du vélo devant la maison. Et je suis là… à côté de la petite. Cela ne l’empêche pas de sermonner mon enfant, alors que je sais très bien que le message m’est destiné.
Qu’est-ce que j’aperçois quelques heures plus tard? La voisine sans casque? Non, elle ne fait pas de vélo! Elle ne fait que promener son pitit chien! Non, c’est plutôt sa propre fille, à vélo, et vous l’aurez deviné, sans casque.
Et c’est là que le feu me brûle.