Hier, j’étais très fatiguée. Il me semble que ces temps-ci les deux plus grands ne sont capables de meubler le temps qu’en se disputant.
Dénonciations après dénonciations, accusations après accusations.
Compagnon et moi on se voit transformés en police, essayant de maintenir la paix dans la maison, mais à quel prix?
Dans ces passes-là, dieu merci ce ne sont que des passes, je deviens exténuée, brûlée.
Alors que nous allions à l’épicerie, Proffe et moi, j’ai dit en sortant de la voiture que j’avais mal à la tête car j’étais très fatiguée.
Un peu de pitié vous pensez, un peu d’encouragement? Quelques belles paroles pour m’encourager, me soulager un peu?
Et que non! Voici ce que Proffe, de façon très sérieuse, m’a alors répondu :
Ha ben maman, tu n’as pas le choix. Il faut que tu fasses l’épicerie et que tu t’occupes de nous. Même si t’es fatiguée. Ha T’as pas le choix. C’est toi la maman!
N’est-ce pas vrai que la vérité sort de la bouche des enfants?
04 avril, 2008
Maman, c'est pourquoi le T?
Hier, Grincheux et moi roulions en auto. Nous sommes passés à côté d’une église, ce qui a suscité à nouveaux des questions au sujet de Jésus chez Grincheux.
Grincheux : Maman, pourquoi il y a toujours un T avec Jésus?
Maman : Heu… un T?
Grincheux : Oui, un T!
Maman, hésitante : Ha oui…. Heu… (merde c’est la croix!)
Grincheux , y allant de ses propres hypothèse : Peut-être que le T c’est pour Dieu. Hum… non, y’a pas de T dans le mot Dieu. Et pis c’est qui au juste là : Jésus ou Dieu?
Maman, ne pouvant éviter le sujet!: ET bien, Dieu, c’est le père de Jésus.
À ce moment-ci, je me dis : ok ma fille, pense vite! Comment en dire suffisamment, sans trop raconter de trucs auxquels je ne crois pas trop, mais qui sera satisfaisant pour l’enfant? Ou plutôt, comment ne pas me mettre les pieds dans les plats?!
Grincheux, de plus en plus intéressé par le sujet : Ben là, maman, explique-moi c’est qui pour vrai Jésus.
Maman : Bon, ben, c’est quelqu’un qui a vécu il y a très très longtemps.
Grincheux y voyant quelque chose de louche : Ben, si il a vécu il y a longtemps, pourquoi il y a plein de monde qui l’aime aujourd’hui?
Maman : C’est parce qu’il apportait la bonne nouvelle ! (ouch, je ne peux croire que je viens de dire ça!)
Grincheux, perplexe : La bonne nouvelle, quelle bonne nouvelle?
Maman, : Que les Canadiens ont gagné la coupe Stanley (hon…à l’impro, j’aurais sûrement mérité une punition pour cabotinage!). Non, non, c’est une blague! Il disait aux gens qu’il est important de s’aimer les uns les autres.
Grincheux , cherchant la faille dans mon histoire : Ben, comment tu sais ça si il ne vit plus aujourd’hui?
Pourquoi c’est toujours avec leur mère qu’ils ont ces conversations mes enfants et pas avec leur père????
Maman : Parce qu’il y a des gens qui ont écrit ce qu’il disait alors qu’il était vivant. On a encore ces livres aujourd’hui et c’est comme ça que l’on peut connaître sa vie et ce qu’il disait et faisait.
Moment de silence. Ouf, cette discussion serait-elle terminée? Mes explications étaient suffisamment crédibles et complètes pour satisfaire Grincheux…. Moments de silence…. Je crois bien que oui! Je monte alors le son de la radio puis, Grincheux revient à la charge :
Oui mais maman, tu ne m’as pas dit c’était pourquoi le T !
Yikes!!!!
Grincheux : Maman, pourquoi il y a toujours un T avec Jésus?
Maman : Heu… un T?
Grincheux : Oui, un T!
Maman, hésitante : Ha oui…. Heu… (merde c’est la croix!)
Grincheux , y allant de ses propres hypothèse : Peut-être que le T c’est pour Dieu. Hum… non, y’a pas de T dans le mot Dieu. Et pis c’est qui au juste là : Jésus ou Dieu?
Maman, ne pouvant éviter le sujet!: ET bien, Dieu, c’est le père de Jésus.
À ce moment-ci, je me dis : ok ma fille, pense vite! Comment en dire suffisamment, sans trop raconter de trucs auxquels je ne crois pas trop, mais qui sera satisfaisant pour l’enfant? Ou plutôt, comment ne pas me mettre les pieds dans les plats?!
Grincheux, de plus en plus intéressé par le sujet : Ben là, maman, explique-moi c’est qui pour vrai Jésus.
Maman : Bon, ben, c’est quelqu’un qui a vécu il y a très très longtemps.
Grincheux y voyant quelque chose de louche : Ben, si il a vécu il y a longtemps, pourquoi il y a plein de monde qui l’aime aujourd’hui?
Maman : C’est parce qu’il apportait la bonne nouvelle ! (ouch, je ne peux croire que je viens de dire ça!)
Grincheux, perplexe : La bonne nouvelle, quelle bonne nouvelle?
Maman, : Que les Canadiens ont gagné la coupe Stanley (hon…à l’impro, j’aurais sûrement mérité une punition pour cabotinage!). Non, non, c’est une blague! Il disait aux gens qu’il est important de s’aimer les uns les autres.
Grincheux , cherchant la faille dans mon histoire : Ben, comment tu sais ça si il ne vit plus aujourd’hui?
Pourquoi c’est toujours avec leur mère qu’ils ont ces conversations mes enfants et pas avec leur père????
Maman : Parce qu’il y a des gens qui ont écrit ce qu’il disait alors qu’il était vivant. On a encore ces livres aujourd’hui et c’est comme ça que l’on peut connaître sa vie et ce qu’il disait et faisait.
Moment de silence. Ouf, cette discussion serait-elle terminée? Mes explications étaient suffisamment crédibles et complètes pour satisfaire Grincheux…. Moments de silence…. Je crois bien que oui! Je monte alors le son de la radio puis, Grincheux revient à la charge :
Oui mais maman, tu ne m’as pas dit c’était pourquoi le T !
Yikes!!!!
02 avril, 2008
Manteau manteau, dis-moi ce que tu caches!
Ce que j’aime des changements de saisons, ce sont les trouvailles que je fais dans les poches de mon manteau de l’an passé.
Une fois mon manteau enfilé, je glisse mes mains dans les poches, à la recherche d’objets quelconques. À première vue, ces petits oubliés des saisons passées semblent anodins, prêts à rejoindre la poubelle. Mais ils sont plus que ça! Ce que j’y trouve me rappelle où j’en étais voilà un an.
Chose certaine, il y a toujours un peu de monnaie et si l’on est chanceux; un cinq dollars! On y trouve aussi des vieux reçus de caisse venant nous rappeler des achats que l’on avait fait.
Parfois, on a de belles surprises, par exemple, notre barrette préférée qui avait mystérieusement disparue depuis un an!
Il y a aussi de ces surprises qui nous font sourire comme la fois où j’ai trouvé au fond de ma poche des biscuits de chien!
Et il y aussi des papiers importants, qui n’auraient pas du passer tous ces mois au fond d’une poche! Étant un brin mal organisée pour tout ce qui est papiers importants, il n’est pas rare que je trouve de ces papiers un peu partout : au fond d’un sac, au fond de l’auto, perdus dans un livre de recettes (tiens, il s’est rendu là comment celui-là?!).. M’enfin ça c’est une autre histoire!
Je vous souhaite donc, à vous aussi, de faire de belles découvertes lorsque vous enfilerez ce manteau de printemps!
Une fois mon manteau enfilé, je glisse mes mains dans les poches, à la recherche d’objets quelconques. À première vue, ces petits oubliés des saisons passées semblent anodins, prêts à rejoindre la poubelle. Mais ils sont plus que ça! Ce que j’y trouve me rappelle où j’en étais voilà un an.
Chose certaine, il y a toujours un peu de monnaie et si l’on est chanceux; un cinq dollars! On y trouve aussi des vieux reçus de caisse venant nous rappeler des achats que l’on avait fait.
Parfois, on a de belles surprises, par exemple, notre barrette préférée qui avait mystérieusement disparue depuis un an!
Il y a aussi de ces surprises qui nous font sourire comme la fois où j’ai trouvé au fond de ma poche des biscuits de chien!
Et il y aussi des papiers importants, qui n’auraient pas du passer tous ces mois au fond d’une poche! Étant un brin mal organisée pour tout ce qui est papiers importants, il n’est pas rare que je trouve de ces papiers un peu partout : au fond d’un sac, au fond de l’auto, perdus dans un livre de recettes (tiens, il s’est rendu là comment celui-là?!).. M’enfin ça c’est une autre histoire!
Je vous souhaite donc, à vous aussi, de faire de belles découvertes lorsque vous enfilerez ce manteau de printemps!
31 mars, 2008
Parfois je me questionne
Parfois je me questionne sur la quantité d’activités organisées du genre hockey, patinage artistique, art dramatique et soccer auxquels devraient participer mes enfants.
À l’instant, Grincheux (7ans) et Proffe (4ans) suivent des cours de musique le week-end. À cela se greffent des activités parascolaires du genre Les débrouillards et des camps d’été en chant et musique. Mais est-ce suffisant pour acquérir des connaissances connexes et développer des habiletés sportives par exemple?
Mes enfants ne passent pas la moitié de leur week-end en compagnie de jeunes de leur âge à essayer de se surpasser et à surpasser les autres. Ils sont plutôt avec nous, à faire des activités en famille; promenades en nature, visites de musées (déformation ou obsession professionnelle!), sorties à la piscine et à la bibliothèque, cuisiner, bricoler…
Dans ces contextes familiaux, il est difficile de mesurer ce qu’en retirent les enfants et en quoi tout cela contribue à leur épanouissement et développement. Lorsque ton enfant fait de la gymnastique et qu’il s’améliore cela se voit tout de suite. Quand ton enfant monte d’un grade en arts martiaux, ça se voit aussi, quand l’équipe de ton enfant gagne la médaille d’or dans un tournoi, ça aussi ça parle.
Mais nous, on fait comment? Et ben, on se questionne, on doute et puis un jour, UN SIGNE! On est tout d’un coup devant nos enfants, en émerveillement. On a une preuve concrète que tout ce temps passé à faire des activités à gauche et à droite, au gré des envies et des préférences de chacun fait effet. Nos valeurs et nos passions se transmettent aussi à nos enfants, même s’ils ne font pas partie de l’équipe X et qu’il ne porte pas de médailles à leur cou!
Laissez-moi partager 2 de ces moments avec vous!!!
Ce week-end, nous sommes allés au Musée canadien des civilisations. Jusqu’à tout récemment, lorsque nous y allions, nous passions la quasi-totalité de notre temps dans Le musée des enfants. Toutefois, dimanche, nous les avons amenés voir l’exposition temporaire sur le Pérou.
À un moment donné, je me suis retournée, les cherchant. Et c’est là que mon cœur de mère est devenu tout mou, tout chaud. Ils étaient là, le grand et la moyenne, devant un écran téléviseur à regarder attentivement la reconstruction d’un village ancien. À première vue cela semble banal, mais pour moi c’était beaucoup plus que ça. Ils n’ont que 7 et 4 ans et ils ont apprivoisé et ont fait leurs les technologies employées dans les expos. Tels des grands, ils avaient, chacun à leurs oreilles, le récepteur du téléphone et appuyaient sur les boutons afin d’obtenir l’info qui les intéressait. Ils étaient absorbés. Et tout ça, sans qu’un adulte ne les guide.
Un peu plus tard, les voilà installer à un piano, en train d’interpréter une toute petite composition laissée sur le piano.
- C’est un mi Proffe, pas un la!
- Je sais, je sais, Grincheux!,-
- Eille, c’est une chanson de Noël!
Dans les deux cas, ma fierté de mère se bonifiait, chaque fois qu’un adulte portait un regard admirateur sur mes enfants. Moi aussi, mes enfants sont des champions, mois aussi mes enfants reçoivent des regards empreints d’admiration… même s’ils n’ont pas de bâton de hockey dans les mains ou une ceinture noire à sa taille!
À l’instant, Grincheux (7ans) et Proffe (4ans) suivent des cours de musique le week-end. À cela se greffent des activités parascolaires du genre Les débrouillards et des camps d’été en chant et musique. Mais est-ce suffisant pour acquérir des connaissances connexes et développer des habiletés sportives par exemple?
Mes enfants ne passent pas la moitié de leur week-end en compagnie de jeunes de leur âge à essayer de se surpasser et à surpasser les autres. Ils sont plutôt avec nous, à faire des activités en famille; promenades en nature, visites de musées (déformation ou obsession professionnelle!), sorties à la piscine et à la bibliothèque, cuisiner, bricoler…
Dans ces contextes familiaux, il est difficile de mesurer ce qu’en retirent les enfants et en quoi tout cela contribue à leur épanouissement et développement. Lorsque ton enfant fait de la gymnastique et qu’il s’améliore cela se voit tout de suite. Quand ton enfant monte d’un grade en arts martiaux, ça se voit aussi, quand l’équipe de ton enfant gagne la médaille d’or dans un tournoi, ça aussi ça parle.
Mais nous, on fait comment? Et ben, on se questionne, on doute et puis un jour, UN SIGNE! On est tout d’un coup devant nos enfants, en émerveillement. On a une preuve concrète que tout ce temps passé à faire des activités à gauche et à droite, au gré des envies et des préférences de chacun fait effet. Nos valeurs et nos passions se transmettent aussi à nos enfants, même s’ils ne font pas partie de l’équipe X et qu’il ne porte pas de médailles à leur cou!
Laissez-moi partager 2 de ces moments avec vous!!!
Ce week-end, nous sommes allés au Musée canadien des civilisations. Jusqu’à tout récemment, lorsque nous y allions, nous passions la quasi-totalité de notre temps dans Le musée des enfants. Toutefois, dimanche, nous les avons amenés voir l’exposition temporaire sur le Pérou.
À un moment donné, je me suis retournée, les cherchant. Et c’est là que mon cœur de mère est devenu tout mou, tout chaud. Ils étaient là, le grand et la moyenne, devant un écran téléviseur à regarder attentivement la reconstruction d’un village ancien. À première vue cela semble banal, mais pour moi c’était beaucoup plus que ça. Ils n’ont que 7 et 4 ans et ils ont apprivoisé et ont fait leurs les technologies employées dans les expos. Tels des grands, ils avaient, chacun à leurs oreilles, le récepteur du téléphone et appuyaient sur les boutons afin d’obtenir l’info qui les intéressait. Ils étaient absorbés. Et tout ça, sans qu’un adulte ne les guide.
Un peu plus tard, les voilà installer à un piano, en train d’interpréter une toute petite composition laissée sur le piano.
- C’est un mi Proffe, pas un la!
- Je sais, je sais, Grincheux!,-
- Eille, c’est une chanson de Noël!
Dans les deux cas, ma fierté de mère se bonifiait, chaque fois qu’un adulte portait un regard admirateur sur mes enfants. Moi aussi, mes enfants sont des champions, mois aussi mes enfants reçoivent des regards empreints d’admiration… même s’ils n’ont pas de bâton de hockey dans les mains ou une ceinture noire à sa taille!
29 mars, 2008
Il y a des journées comme ça
Je ne sais pas si c’est comme ça chez vous mais c’est comme ça chez nous.
Au fil des ans, en fait depuis que nous avons des enfants, j’ai remarqué que mon humeur, mon état d’esprit influence beaucoup celui des enfants.
Oui, je sais, à première vue cela paraît évident. Du genre, tu es de mauvaise humeur, ça rend les autres autour de toi de mauvaise humeur. Tu es joviale et énergique, les autres le sont aussi.
Mais c’est plus que ça. Je remarque qu’il y a des jours où, par exemple, je suis très fatiguée et comme j’en suis consciente et que je ne veux pas rendre la vie de tous misérable, je fais comme si ce n’était pas le cas. J’y vais avec la routine habituelle, les mêmes gentillesses, les mêmes gestes et pourtant… cela ne prend que quelques minutes et je le vois déjà chez les enfants. Eux aussi ils semblent fatigués. Ils sont irritables et se chicanent facilement.
C’est comme si, inconsciemment, les autres arrivaient non seulement à percevoir notre état d’esprit mais qu’en plus, cela influençait leurs comportements. Tout cela ne fait pas trop ésotérique j’espère?!!!
Et l’inverse est vrai aussi. Parfois, on se sent tout léger, la vie est très belle etc. Ça ne prend que quelques moments et je le vois chez les enfants. Eux aussi, ils sont plus joyeux qu’à l’habitude et ont une attitude plutôt cool!
Devinez de quelle humeur j’étais aujourd’hui? Hum.. disons que je ne suis pas triste que la journée se termine et que les enfants soient maintenant au lit!
… ha pis, mettons ça sur le dos des hormones!
Au fil des ans, en fait depuis que nous avons des enfants, j’ai remarqué que mon humeur, mon état d’esprit influence beaucoup celui des enfants.
Oui, je sais, à première vue cela paraît évident. Du genre, tu es de mauvaise humeur, ça rend les autres autour de toi de mauvaise humeur. Tu es joviale et énergique, les autres le sont aussi.
Mais c’est plus que ça. Je remarque qu’il y a des jours où, par exemple, je suis très fatiguée et comme j’en suis consciente et que je ne veux pas rendre la vie de tous misérable, je fais comme si ce n’était pas le cas. J’y vais avec la routine habituelle, les mêmes gentillesses, les mêmes gestes et pourtant… cela ne prend que quelques minutes et je le vois déjà chez les enfants. Eux aussi ils semblent fatigués. Ils sont irritables et se chicanent facilement.
C’est comme si, inconsciemment, les autres arrivaient non seulement à percevoir notre état d’esprit mais qu’en plus, cela influençait leurs comportements. Tout cela ne fait pas trop ésotérique j’espère?!!!
Et l’inverse est vrai aussi. Parfois, on se sent tout léger, la vie est très belle etc. Ça ne prend que quelques moments et je le vois chez les enfants. Eux aussi, ils sont plus joyeux qu’à l’habitude et ont une attitude plutôt cool!
Devinez de quelle humeur j’étais aujourd’hui? Hum.. disons que je ne suis pas triste que la journée se termine et que les enfants soient maintenant au lit!
… ha pis, mettons ça sur le dos des hormones!
27 mars, 2008
l'élasticité du temps
Depuis que suis dans mon nouvel emploi, j’ai eu l’occasion de voyager à quelques reprises. Je suis d’abord allée à Victoria en Colombie-Britanique, au Parc national Riding Mountains au nord de Winnipeg, puis en début de semaine à Montréal.
Ce qui me frappe à chaque fois c’est l’élasticité du temps. Un matin tu te lèves chez toi, dans ta maison avec ta famille puis hop!, quelques heures plus tard, te voilà à l’autre bout du pays, dans une chambre d’hôtel à mille lieux de ta demeure et en compagnie de gens dont tu ignorais l’existence il n’y a pas si longtemps.
Ou bien, tu te lèves un matin à Montréal, tu prends le métro à l’heure de pointe ne sachant pas très bien où tu t’en vas, avec peu de points de repères, et ce dans le but de rencontrer des gens pour une session de travail… et tu passes quand même prendre les enfants à la sortie des classes en fin d’après-midi malgré le fait que tu habites à 2 heures de Montréal.
Un matin tu prends ta voiture, sur une route bien connue pour te rendre à l’aéroport et quelques heures plus tard, te voilà, bien haut dans le ciel, survolant les montagnes Rocheuses.
Pourtant, lorsque nous sommes dans notre routine, dans notre quotidien habituel, les journées nous semblent d’une durée semblable. On se lève, emmène les enfants à la garderie et l’école, on travaille, dîne, on rentre à la maison, fait des devoirs et donne les bains, couche les enfants et voilà!
Alors que lorsque nous voyageons, le temps ainsi que l’espace semble élastique. La distance que l’on a l’habitude d’effectuer en auto ou autobus ne se compare pas à la distance que l’on couvrira en avion par exemple.
Nos points de repères, tant physiques que temporels sont alors désuets. On doit s’en fabriquer des nouveaux qui, malgré le fait qu’ils ne nous serviront que pour quelques jours seulement, sont ô combien essentiels!
Ce qui me frappe à chaque fois c’est l’élasticité du temps. Un matin tu te lèves chez toi, dans ta maison avec ta famille puis hop!, quelques heures plus tard, te voilà à l’autre bout du pays, dans une chambre d’hôtel à mille lieux de ta demeure et en compagnie de gens dont tu ignorais l’existence il n’y a pas si longtemps.
Ou bien, tu te lèves un matin à Montréal, tu prends le métro à l’heure de pointe ne sachant pas très bien où tu t’en vas, avec peu de points de repères, et ce dans le but de rencontrer des gens pour une session de travail… et tu passes quand même prendre les enfants à la sortie des classes en fin d’après-midi malgré le fait que tu habites à 2 heures de Montréal.
Un matin tu prends ta voiture, sur une route bien connue pour te rendre à l’aéroport et quelques heures plus tard, te voilà, bien haut dans le ciel, survolant les montagnes Rocheuses.
Pourtant, lorsque nous sommes dans notre routine, dans notre quotidien habituel, les journées nous semblent d’une durée semblable. On se lève, emmène les enfants à la garderie et l’école, on travaille, dîne, on rentre à la maison, fait des devoirs et donne les bains, couche les enfants et voilà!
Alors que lorsque nous voyageons, le temps ainsi que l’espace semble élastique. La distance que l’on a l’habitude d’effectuer en auto ou autobus ne se compare pas à la distance que l’on couvrira en avion par exemple.
Nos points de repères, tant physiques que temporels sont alors désuets. On doit s’en fabriquer des nouveaux qui, malgré le fait qu’ils ne nous serviront que pour quelques jours seulement, sont ô combien essentiels!
Si j'étais aveugle...
Une autre de ces conversations d’auto. Ce sont parmi mes préférées! Je ne sais pas si c’est du au fait que les enfants soient immobiles dans l’auto et c’est ce qui leur permet de réfléchir, mais en tous les cas, les réflexions qu’ils ont sont toujours intéressantes!
Nous roulons en voiture, de retour de la garderie. L’auto est remplie : il y a Proffe, grincheux, Joyeux et moi. (c’est une très petite auto!).
Proffe : Moi, si j’étais aveugle, avec ma canne, je pourrais voir.
Maman : Avec ta canne.. tu pourrais voir?
Proffe : Heu non, je le sais! Je pourrais m’asseoir sur le dos de mon chien et c’est lui qui m’amènerait où je veux aller.
Maman : assise, sur le dos de ton chien?
Proffe : ben oui maman, c’est comme ça qu’ils font les aveugles pour voir, il s’assoit sur leur chien.
Nous roulons en voiture, de retour de la garderie. L’auto est remplie : il y a Proffe, grincheux, Joyeux et moi. (c’est une très petite auto!).
Proffe : Moi, si j’étais aveugle, avec ma canne, je pourrais voir.
Maman : Avec ta canne.. tu pourrais voir?
Proffe : Heu non, je le sais! Je pourrais m’asseoir sur le dos de mon chien et c’est lui qui m’amènerait où je veux aller.
Maman : assise, sur le dos de ton chien?
Proffe : ben oui maman, c’est comme ça qu’ils font les aveugles pour voir, il s’assoit sur leur chien.
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