22 avril, 2008

J’ai un collègue qui nous a annoncé qu’il se séparait. Triste nouvelle. Et quoi lui dire?

J’admire les gens, telle Meilleure Amie, qui ont toujours une belle parole réconfortante et encourageante à dire. Moi, ce n’est pas mon cas. Je ne sais jamais trop quoi dire. Je cherche un truc pertinent mais bon!

Et je trouve cela encore plus difficile lorsque je n’ai pas vécu cette épreuve. De dire à la personne : je te comprends, ou bien, ça ira mieux bientôt, tu verras sont pour moi des mensonges et non de l’empathie.

M’enfin, toujours est-il que pour mon collègue, j’ai plutôt opté pour une boîte de chocolat fait par une chocolatière de la région. Je crois bien que cela lui a fait plaisir. Cela ne diminuera pas sa peine mais viendra peut-être mettre un peu de baume sur sa blessure.

Mais il y a quelque chose qui me chicotte dans tout cela. On voyait bien qu’il n’allait pas très bien ces derniers temps le collègue. Mais depuis qu’il a fait l’annonce officielle de sa séparation, il pète le feu! À moins que ce ne soit sa façon de passer à travers cette épreuve…

18 avril, 2008

Et puis, ce matin, lorsque vous avez vu qu’il allait faire 21 degrés, vous êtes-vous dit : merde (Shit!), qu’est-ce que je vais mettre aujourd’hui?

Votre belle robe ou votre jupe d’été préférée? Ou non, votre pantalon de coton préféré. Parfait!

Mais encore, fallait-il le retrouver ce morceau de linge. Où a-t-il passé l’hiver? Pourtant, je croyais l’avoir rangé ici, en haut de la garde-robe.

Ha tiens, le voilà! Victoire, vous aussi, vous pourrez avoir l’air du printemps aujourd’hui! Ha, mais attendez, regardez-le de plus près ce pantalon. N’est-il pas trop fripé pour sortir aujourd’hui?

Bon, pas de problème, on passe à la prochaine option. Il ne faut pas se décourager, on n’en est quand même qu’à la première belle journée de l‘année!

Ok, alors on se rabat sur cette jupe. Ha, elle n’était peut-être pas notre premier choix, mais c’est quand même mieux que notre pantalon corduroy bleu-marin qui a servi tout l’hiver!

Tiens, c’est bizarre, vous n’arrivez plus à l’attacher. Elle a rapetissée ou quoi ?! Hum… l’hiver a été long!

Et puis, finalement, dites-moi, comment vous êtes-vous habillés ce matin? En printemps ou en hiver?

Pour tous ceux et celles qui ont du mettre et se contenter de leur bon vieux linge d’hiver ce matin, réconfortez-vous.

Ce matin, dans le bus, il y en avait beaucoup plus de notre gang que de leur gang! Et qui a l’air le plus fou au printemps. Ceux en jeans et basket, ou celles qui ont les petites jambes blanches, aux mollets flasques à l’air et qui grelottent en attendant le bus à 7h30 le matin?

Allez, bon printemps!

17 avril, 2008

La saison du voisinage est commencée!!!

Alléluia, c’est le printemps! Et qui printemps, dit plein de petites choses qui ont passé l’hiver au chaud et qui ressortent!

Pour la plupart, on est content de les voir. Même que l’on surveillait à chaque jour leur arrivée : les premières fleuraisons, les bourgeons gonflés; prêts à déployer leurs nouvelles feuilles.

Il y en a d’autres dont on connaissait bien l’existence mais dont on faisait fi : les petites crottes de chiens et de chats, bien cachées sous une tonne de neige… mais plus maintenant!

Et mes préférés… Les voisins! Ces chers voisins! Ha, par où commencer? Il y a quand même ça de bon à l’hiver; tes voisins, tu les vois quand tu peltes et comme il fait froid, le small talk est réduit au minimum.

- Eille il fait froid, hen?-
- Ben oui, il fait froid.

Mais quand le beau temps revient, le voisin il est partout. Il est devant, jacassant avec les autres voisins, il est dans sa cour, qui est elle-même collée sur ta cour et donc, inévitablement, il faut qu’il te parle.

Non mais, on peux-tu juste se dire bonjour, ça va bien, tes fleurs poussent bien cette année.

J’ai pas besoin de savoir que ton plus vieux il a eu la gastro il y a deux semaines, que ton autre voisine s’est acheté un nouveau lave-vaisselle pis que t’as toujours pas fini de rénover ta salle de bain.

Moi ce qui m’énerve des voisins, c’est pas juste le small talk inutile mais c’est aussi, la manie qu’ont certain de venir te parler juste parce qu’ils veulent voir tes petits de prêt, afin de bien les examiner.

- Ha, je savais pas que ta fille portait des lunettes. Regarde-moi donc petite. Ha ben oui, t’es belle avec tes lunettes.

- Excusez-moi voisine, j’ai du oublier de mettre le mémo dans votre boîte aux lettres quand les lunettes sont arrivées. Pis en passant, des lunettes, on porte pas ça pour être belle mais pour mieux voir.

- Ha, votre plus grand, y fais-tu encore du piano? (À lire entre les lignes : allez-vous encore me casser les oreilles les samedis pis dimanches matin avec cette maudite musique?)

- Ben oui, il en fait encore. Non seulement ça, mais on a pensé vous faire plaisir, on a mis Moyenne au piano aussi.

Moi j’adore les voisins, ça se voit non?!

Bon printemps et bon voisinage!!!

15 avril, 2008

Grincheux (7ans) et Proffe (4ans) sont présentement fascinés par le concept des calories. Lorsqu’ils boivent un petit jus en boîte, ils s’empressent de voir combien de calories elle compte. Le matin, en mangeant leur bol de céréales, chacun derrière leur boîte, ils cherchent ; moi c’est 175! Moi, c’est 185! Je t’ai battu!

Je ne sais trop comment ils s’expliquent ce que sont les calories. Alors, en voiture, j’en ai profité pour sonder le terrain!

Maman : Les calories, c’est quoi au juste?

Grincheux, confiant : Ben, les calories c’est de l’énergie.

Proffe, qui s’empresse de rajouter : Oui, c’est plein de vitamines pis d’autres choses qui s’en vont partout partout dans ton corps.

Maman, impressionnée par tant de connaissances (!), vive la télé! : Oui, c’est ça. Mais à quoi elle sert cette énergie, pourquoi on en a besoin?

Grincheux : Ben pour bouger pis faire fonctionner notre corps.

Wow!

Maman, qui croit bon d’en rajouter : Oui, puis quand tu manges trop de calories et que ton corps n’a pas besoin de toute cette énergie, il la garde pour plus tard.

Grincheux, septique : Han… je ne te crois pas. Comment il fait ça?

Maman, fière de transmettre des connaissances à ses petits (!) : Et bien, ton corps transforme l’énergie en graisse.

C’est alors que Proffe et Grincheux s’éclatent de rire. Un rire auquel je ne m’attendais pas. Comme si je venais de leur raconter une blague avec les mots pipi et autres du genre !

Maman, qui sent qu’elle perd un peu de crédibilité; Ben oui, c’est vrai, de la graisse! Vous savez, du gras..

Grincheux, tout sourire : Oui, mais il va ou le gras?

Maman : Ben dans les fesses, dans les bedons….

Ce fut le coup de grâce!

Grincheux et Profil : Ha ha ha, dans les fesses et dans le bedon… ha ha ha !!!

Ils ont rit tout le trajet. Regarde mes grosses fesses, disait l’un. Regarde mon gros bedon disait l’autre.

Comme quoi, des fois, moins ils en savent, mieux c’est!

14 avril, 2008

Autres époques et autres moeurs

En ce moment, je lis un livre intitulé Une brève histoires des idées de Galilée à Einstein, par Claude Boucher.

Dans ce livre, l'auteur place dans une perspective sociale et historique la naissance et l'impact qu'on eut les grandes idées et découvertes proposées par des penseurs tels Galilée, Freud, Pascal et Einstein.

Loin d'être un ouvrage lourd et difficile à comprendre, il se veut plutôt un outil de vulgarisation.

À sa lecture, en plus de mieux comprendre ce que sont la sélection naturelle, la loi de la gravité etc, on y apprend aussi des petits faits cocasses ou du moins qui ne manquent pas de nous faire sourciller et sourire!

En voici deux exemples, qui vous surprendront vous aussi!

Par exemple, Darwin a passé très près de ne jamais monter à Bord du Beagle, ce navire qui l'a amené jusqu'aux îles Galapagos, et ce à cause de croyances, qui aujourd'hui nous semblent très farfelues, du capitaine.

En effet, le capitaine du Beagle, capitaine Fitzroy, pratiquait ce que l'on appelle la physiognomonie de Lavater. Cette pseudo-science permettait de connaître le caractère d'une personne d'après la forme de ses traits. Se fiant à la forme du nez de Dawrin, le capitaine avait jugé que celui-ci ne possédait pas une énergie et une détermination suffisante pour effectuer un tel voyage!

Un peu plus près de nous, en lisant le chapitre sur Freud, j'y ai appris que celui-ci c'était intéressé à l'effet analgésique que peut avoir la cocaïne. Afin de mieux comprendre ses effets, il n'a pas hésité à en prendre lui-même et, étant agréablement surpris de l'état dans lequel il se trouvait suite à cela, il n'hésita pas à en prescrire à son épouse!

Hum... autres époques, autres mœurs!

Je me demande bien ce que l'on trouvera loufoque et ridicule de notre époque!

10 avril, 2008

Combien vaut ce sourire édenté ? !!!




Grincheux (7ans) a perdu une autre dent. Cela lui fait un très beau sourire n’est-ce pas?

Hier, entre collègues, nous parlions justement de la Fée des dents. Nous partagions comment cette dernière n’offre pas toujours la même contribution pour une malheureuse petite dent tombée, cela variant de 1$ à quelques dollars avec en bonus, un petit jouet. (Hum,, je soupçonne les parents qui en donne autant d’en être qu’à la première dent leur premier enfant!)

Nous discutions également comment la Fée des dents peut laisser des sous, même pour une dent tombée… mais perdue quelque part dans la maison! Il suffit de lui écrire un petit mot et de le glisser sous son oreiller. Tout comme le Père Noël, la Fée des dents est courant de tout!

La meilleure histoire toutefois, est venue d’une collègue qui a grandit en Belgique. Elle nous a expliqué comment elle et son frère recevaient, en échange de leurs dents tombées, non pas un sous mais une plante à sous!!! Oui oui, une plante à sous!

Pour les intéressés, qui ont des enfants en âge de perdre leurs dents de laits, voici une variante qui nous change de la Fée des dents!

On demande à l’enfant de planter sa dent dans la terre, afin qu’il y pousse une plante à sous. Tout dépendant de la patience de l’enfant ou de notre désir de se moquer de lui (!), dans les jours qui suivent, on met dans la terre un sous à demi enfouit. Puis, à chaque jour, à l’insu de l’enfant, on tire un peu sur le sous, comme une plante qui germe. Quand le sous est à point, l’enfant peut tirer dessus et récolter le fruit de sa patience!

09 avril, 2008

Joyeux, le petit, s’est découvert une nouvelle obsession ; soit un grain de beauté sur le haut de son bras gauche!

J’ai beau essayer de le rassurer, la présence de ce point brun sur son bras l’inquiète ou du moins le perturbe étrangement.

Depuis qu’il en a fait la découverte il y a deux jours : Y quoi ça?, demande-t-il les sourcils froncés, à répétition.

Il semble oublier où il se loge. Il le cherche donc, Y où grain? Y où?

Je lève donc sa manche, lui pointe le grain de beauté du doigt et lui répète : Ça va, c’est un grain de beauté, ce n’est pas un bobo, ça va, mais il ne semble pas du tout convaincu de l’innofensivité de la chose!